Université Numérique d’Automne dans notre académie

UNA2016

L’Académie de Dijon organise, comme de coutume à présent, son université numérique d’Automne.

Notre équipe invite les enseignants à y participer voire à y être actif dans le cadre des ateliers d’expérience qui y auront lieu. Les inscriptions sont à faire à la rentrée.

Vous pouvez également y participer en tant que chefs d’établissements en rencontrant les acteurs commerciaux locaux du numérique en Bourgogne et les éditeurs qui proposent des manuels et applications numériques à orientation scolaire.

Le numérique peu à peu s’installe dans l’Enseignement catholique de Bourgogne

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Le Journal de Saône-et-Loire consacre, en cette fin d’année scolaire, une page à l’introduction du numérique dans l’Enseignement catholique de Bourgogne à travers la première année d’expérience de l’Institution Saint-Sacrement Saint-Lazare. Celle-ci a, en effet, proposé à l’ensemble des établissements en projet un temps de retour d’expérience.

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Créa’TICité en partenariat avec l’ISFEC 

Dans les quatre coins de la Bourgogne, l’équipe de formateurs de l’ISFEC à laquelle se sont adjoints les référents numériques a animé des journées autour de la créativité et des otuils numériques à son service.

Portants la bonne parole à des enseignants volontaires et dynamiques, ils ont rencontré des groupes désireux d’utiliser les TICE/TUIC pour encourager, favoriser, développer la créativité de leurs élèves autant que la leur.

A Chalon, Auxerre, Nevers par deux fois et Beaune, ces journées ont permis de travailler ensemble d’abord sur le changement sociétale qu’induit le numérique puis sur les nouveaux positionnements et pédagogies qu’il suscite. L’après-midi a été consacré à la découverte d’outils pour travailler l’oral, publier, collaborer ou évaluer.

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Les enseignants ont déjà des compétences : avec l’arbre à TUIC aidons les à en prendre conscience…

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Retour sur le Printemps du Numérique 2016

Peu de nouveautés techniques pour ce quatrième printemps du numérique, le salon des exposants était un peu petit.

Des confirmations pédagogiques, la classe inversée et la classe renversée sont les pédagogies de pointe.

L’utilisation de certains outils est confirmée pour un usage pédagogique: la tablette, le visualiseur. Avec des démonstrations pédagogiques d’utilisation de ces outils, exemple avec la tablette Ipad pour de la programmation tout en travaillant des propriétés géométriques.

Le numérique à l’école demeure une priorité tout en étudiant les risques pour la santé (wifi).

L’objectif est de continuer de développer le numérique à l’école, avec un autre exemple Elsa (Education à la lecture savante) qui existe maintenant en version numérique (développée par Jean Foucambert).

Les enjeux sont donc énormes et les recherches aussi bien technologiques, de santé publique, de sécurité (piratage informatique) se poursuivent.

Christophe Gauthier, référent numérique

Vidéo réalisée par Frédéric Perrault, référent numérique

Education aux médias et à l’information

Le père Jean-Marie PETITCLERC vient de publier

« Eduquer à l’heure d’Internet » ; il s’exprime sur RCF.

« Internet est d’abord une richesse. »

Ecoutez son intervention radiophonique

Deux événements à suivre avec nous ce printemps !

Le printemps du numérique à Saint Malo

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Suivez les aventures de nos sept courageux Bourguignons

qui partent à l’assaut de la Bretagne

via notre compte Twitter @refnum5871 du 16 au 18 mars en LT!

Découvrez le programme :

http://departement-education.enseignement-catholique.fr/ecolenumeriquepourtous/wp-content/uploads/2015/11/Programme-PDN2016-Saint-Malo.pdf

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Un petit festival qui donne la part belle aux créations originales d’élèves déjà artistes le 2 avril 2016 à Paris

Le séminaire des coordinateurs TICE

au secrétariat général de l’enseignement catholique en décembre 2015

Deux journées annuellement organisées ont encore cette année réuni les coordinateurs TICE de l’enseignement catholique de toute la France.

Sous la présidence de Françoise Maine, directrice du département Education du SGEC, ces journées ont été l’occasion d’échanges sur l’appel au plan numérique du ministère de l’éducation nationale, sur les outils utilisables dans l’enseignement comme le réseau social étanche Whaller mais aussi sur les cultures numériques tant dans la prévention que dans la place de l’art dans les jeux vidéos.

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L’exposition au musée des arts ludiques

Un réseau social étanche

Pour un Internet responsable

Ecole numérique pour tous

Petit compte-rendu de

l’université numérique d’Automne de l’Académie de Dijon

Les quatre référents numériques de l’enseignement catholique ont participé à cet événement académique qui réunissaient les enseignants, les techniciens, les prestataires de service technique, les maisons d’éditions et les fournisseurs de matériel pédagogique au palais des congrès de Dijon.

UNA

Ils ont eu l’opportunité de participer à une dizaine d’ateliers à l’écoute d’enseignants mettant en oeuvre dans leur métier l’outil numérique au service de nouvelles pratiques pédagogiques.

Des outils pour les langues

flag

TELLAGAMI :
Logiciel qui permet d’enregistrer la voix et de la « plaquer » sur un avatar. La vidéo fait un maximum de 90 s.
La vidéo est ensuite partagée par mail, facebook, etc. Ce qui permet à l’enseignant d’obtenir une trace du travail effectué.
Remarques : il faut un microcasque, génère un fichier mp4, pas de brouhaha particulier en classe.

EXPLAIN EVERYTHING :
Permet d’annoter et de narrer des explications et des présentations à partir d’images.

BOOK CREATOR :
Création de livre numérique.

MEISTERLAB : carte mentale collaborative à instaler sur Google Drive

Des outils pour sciences et technique

tech

LEGO MINDSTORM :
boite avec un appareil à monter et des capteurs.
Activités possibles avec simplement les capteurs.
Mais aussi programmation du véhicule (on peut reprogrammer la brique de base pour mettre du Java ou du Python)

On peut programmer directement sur la brique mais aussi à partir d’un Ipad (pas Android pour l’instant) (tutoriel, possibilité de faire fonctionner le robot par bluetooth)

Module capteur , on peut exporter les valeurs au format csv.

Programmation : avec un didactitiel.

Un usage original du TNI pour TFA

culture patrimoine

Le programme narratif et ses modalités / de la manipulation du TNI à son exploitation en vue d’une production signée enregistrée.

Présentation par une enseignante de langue des signes.

Objectif : produire un discours signé relatant précisément l’histoire travaillée, avec ses nuances.

5 vidéos : les élèves viennent au tableau et regardent les vidéos et peuvent les ranger dans le bon ordre.

Un usage intelligent du quizz

devinette

GOOGLE FORMS :

Un outil gratuit de création de quizz intelligents

Module extension FLUBAROO pour pondérer le barème, voir les questions  les mieux réussies pour réorienter son cours en fonction des besoins et les les élèves au résultat inférieur à 70 % pour différencier

Module extension SAVE AS DOC pour transformer le résultat en copies

Un logiciel SIG

géo

QGis :

Un outil gratuit de création de cartes intelligentes pour mettre en forme des informations géolocalisées utilisé par un enseignant en lycée agricole

Gérer son identité numérique

citoyennete num

PRENDRE CONSICENCE

http://www.jeunes.cnil.fr/

SE PROTEGER

TOR pour devenir invisible SHAREMENOT pour lutter contre le tracking ou YOUSEEMII pour gérer sa e-réputation

internet st coeurIntervenants :
Jacqueline Puyravaud, responsable de l’observatoire pédagogique de Bourgogne – Franche-Comté
Yves Mariani, chercheur en éducation responsable du réseau des Observatoires pédagogiques au Secrétariat général de l’enseignement catholique
Fiona Schofield-Martin, parent d’élève et utilisatrice de Facebook

A l’initiative de l’Association des parents d’élèves de l’ensemble scolaire Saint Coeur à Beaune (21), une trentaine de parents, d’enseignants, de membres de la direction et même quelques élèves se sont réunis le mardi 26 mai en soirée pour évoquer les risques liés l’usage d’Internet et des réseaux sociaux par la jeune génération et identifier l’éducation à co-construire sur cet usage nouveau.

En introduction, face à un nuage de logos évoquant les différents réseaux, sites collaboratifs, applications de communication et moteurs de recherche, Jacqueline Puyravaud a rappelé la réalité de la place du numérique actuel en s’appuyant sur des chiffres de l’Assoiciation Prévention enfants adolescents paru le 26 janvier 2015.
On recense une moyenne de 6 écrans par foyer (télévision, ordinateurs, smartphones, tablettes…).
Les enfants et les adolescents passent en moyenne 900 h par an en milieu scolaire contre 1200 h par an face à un écran (soit 45% de leur temps de loisirs).
96 % des adolescents surfent quotidiennement sur le Net.
Les contrôles parentaux permettent de protéger 75 à 80 % des contenus ce qui pourtant n’empêche pas le fait que 90 % des ados ont déjà été confrontés à des contenus inappropriés.
Le premier téléphone portable est donné en moyenne à 11 ans (entrée au collège).
L’usage des smartphones des 15-24 ans est essentiellement celui des réseaux sociaux (80.9%) et des chats (75%).
On distingue des réseaux différents dont les plus à la mode actuellement restent Snapchat (vidéos, photographies et messages en théorie éphémères) et Instagram (photographies commentées et likées). Beaucoup d’adolescents ont également une chaîne Youtube où ils créent et partagent des vidéos d’eux-même.

Face à cette réalité, cet état de faits, Yves Mariani a ensuite fait part de ces échanges avec les parents au niveau national et des analyses et réflexions éducatives pouvant en découler.
En premier lieu la réaction des parents apparaît paradoxale : de fait, tous affirment la dangerosité et recherchent le contrôle tout en assurant l’équipement numérique de leurs enfants, nécessité sécurisante pour eux.
Il apparaît donc nécessaire de prendre du recul de la distance face à cette perception. Si Internet et les réseaux sociaux sont sources de dangers ceux-ci ne sont-ils pas les mêmes que dans la vie quotidienne tels les mauvaises rencontres, les arnaques, les supercheries, l’excès de naïveté face à des informations ?
Dès lors il faut déplacer le ressenti non plus sur le danger mais sur l’éducation à l’usage. Comme on apprend à un enfant le code de la route ou la vigilance face aux inconnus, il apparaît aujourd’hui du devoir des adultes d’éduquer l’enfant à vivre dans le monde numérique.
L’éducation doit donc primer sur le contrôle même si celui-ci demeure utile. Il convient de donner de l’importance à la distance critique et au discernement pour ne pas se laisser manipuler par les outils numériques. Pour ce faire, l’un des enjeux est de faire prendre conscience à l’enfant et à l’adolescent de l’existence de différentes sphères dans sa propre vie : ce qui est public, ce qui est privé, ce qui est intime. Publier une information est un acte qui demande cette réflexion l’une des pédagogies d’approche pourrait être de replacer dans le contexte la diffusion de l’information qu’il pense partager : ainsi se promènerait-il dans la cour d’école avec un panneau porteur de cette information ? souhaite-il informer ses grands-parents de cette actualité le concernant ? Cela interroge sur la création d’une relation à l’autre à travers le partage d’informations. Publier c’est diffuser à d’autres oui mais à quels autres ?

Le réseau social tel qu’il est actuellement conçu et exploité répond-il aux besoins de l’adolescent ? Une expérience menée de création d’un réseau social fermé et sans publicité a permis à un groupe classe de s’interroger sur la réglementation à mettre en oeuvre. Créer des limités, un cadre est aujourd’hui un questionnement et plus une évidence ; permettre aux enfants et aux adolescents de s’interroger sur les limites est ici un acte éducatif primordial. Le dépassement de la limite nécessite une sanction, exercice paisible et régulé et non une punition, exercice de colère perçu comme injustice par le réprimé.

Parmi les problématiques liés au numérique chez la jeune génération se pose celle du sommeil : l’envoi de messages, l’hyperconnexion et la nécessité du lien perpétuel prennent du temps. C’est d’abord un problème social que de ne pas pouvoir gérer la frustration de la séparation, de ne pas avoir appris la solitude, la distance à l’autre. Ainsi on constate que la première mativation des parents dans la distribution de smartphones aux enfants est celle du lien : “je veux savoir où il est, ce qu’il fait, s’il a réussi son devoir…” Les adolescents eux-mêmes construisent leur identité, leur transition vers l’âge adulte dans cette relation continuelle aux autres : ils passent du cordon parental de l’enfance, à l’identité du jeune par le cordon amical. Cela n’empêche que ce lien reste finalement relativement superficiel.

Difficile alors de trouver l’équilibre en tant qu’éducateurs entre la volonté de contrôle et la nécessité de faire construire à l’adolescent son espace propre. Etre ami avec son enfant sur Facebook ou s’abonner à sa chaîne Youtube ou à son compte Instagram c’est entrer sans un fantasme de transparence. L’éducateur n’est pas un ami et ne doit pas entrer dans la sphère intime de l’adolescent. L’apprentissage de la pudeur est idem entre monde virtuel et monde réel.

On peut s’interroger sur le fait que cette connexion H24 provoque une dispersion permanente et des difficultés à vivre le moment présent, la relation présentielle à l’autre. Ici ce n’est pas l’outil mais son usage qui met en difficulté. L’importance de la connexion peut également renvoyer à la pauvreté des propositions relationnelles, à l’indisponibilité des parents, au déficit de la vie sociale. L’hyperconnexion serait la réponse à un vide.

L’accompagnement de 10 à 18 ans dans la construction de son identité numérique c’est une progressivité dans l’autonomie. Les réseaux sociaux ne sont qu’un miroir de l’identité désirée par l’adolescent à un moment de sa vie. Il faut en tant qu’éducateur protéger, être présent, faire attention aux autres. Internet et réseaux sociaux sont plus spécialement dangereux pour les plus fragiles car, dans le cadre de groupe, ils stimulent le développement du bouc-émissaire.

Internet et les réseaux sociaux peuvent aussi devenir des objets de mobilisation comme dans http://www.batisseursdepossibles.org/

C’est une ouverture sur le monde grâce à des outils nouveaux, enjeux éducatifs collectifs nécessitant co-éducation, confiance, vigilance, temps d’accompagnement.

Au terme de cet échange, Fiona Schofield-Martin a exposé le fonctionnement du réseau social Facebook(c). De sa création par des étudiants d’Harvard à son usage personnel de conservation des relations familiales et amicales à travers le monde anglo-saxon, elle a montré les finalités financières de Facebook mais aussi ses objectifs personnels d’utilisatrice lambda. Elle a aussi expliqué le rôle professionnel que peut avoir le réseau dans la communication associative ou d’entreprise.
Elle a souligné l’importance du paramétrage, les questions de publication et d’autorisation de rediffusion par les personnes récipiendaires. Elle a de fait très bien illustré l’importance de l’éducation à l’outil réseau social pour un usage pertinent.

En conclusion, il convient de souligner que cette soirée n’a pas été celle du rejet du progrès numérique mais bien celle de la prise de conscience d’un enjeu nécessitant la mobilisation de tous les acteurs de l’éducation.